Pláka Athènes
Pláka est
un quartier ancien d’Athènes en
Grèce. Situé juste sous l’Acropole,
il est très touristique. C'est un dédale de petites rues, où l'on
trouve aujourd'hui de nombreux restaurants et magasins de souvenirs.
Parmi les musées de Pláka, on trouve le
nouveau musée juif,
le Musée d’art populaire grec, et le Musée Frissiras.
Le quartier appelé Pláka aujourd’hui s’étend au nord et à l’est de
l’Acropole et recouvre une superficie de 35 hectares. La rue
Adrianou qui est l’une des plus anciennes artères d’Athènes sépare
le quartier en deux parties : le Haut Pláka qui continue vers le
quartier d’Anafiotika et le Bas Pláka qui aboutit à la place
Monastiráki.
Si l’origine du mot Pláka reste incertaine, deux explications
prédominent.
Selon la première version qui remonte au
XVIe siècle,
le mot Pláka dériverait de l’adjectif albanais pliakou qui
signifiait ancien ou vieux, la population de l'Attique
étant jusqu'à la fin du
XIXe siècle
siècle majoritairement albanophone (arvanites).
Une deuxième version ferait remonter son origine à une grande plaque
de pierre, située à une certaine époque au croisement des rues
Adrianou, Tripodon et Lysicratous.
Après la
guerre d'indépendance contre les
Turcs, Athènes devint la nouvelle capitale de l’État grec en 1834.
Mais la ville n’était plus qu’un gros bourg de province, en ruines.
Othon, le
premier roi de Grèce qui était d’origine bavaroise, s’attela en
premier lieu à la reconstruire, en essayant de retrouver sa
splendeur passée et de lui donner le cachet d’une capitale moderne.
Il fit donc appel à des architectes étrangers qui cultivaient le
goût de l’antique et qui importèrent en Grèce le style néoclassique,
à la mode en Occident. C’est ainsi que le quartier de Pláka se dota
de belles maisons de style néo-classiques.
À la différence des habitations de l’époque ottomane, aveugles sur
la rue, puisque protégées par de grands murs, les architectes
innovèrent en édifiant des façades aux murs percés de vastes
fenêtres, ornées de corniches, de frontons et de balcons en fer
forgé. Une ouverture sur le monde extérieur qui entraîna un
changement dans le mode de vie des Athéniens.
Si au XIXe siècle,
les maisons étaient peintes dans des teintes pastelles rappelant les
villes de l’Europe du Nord, on préfère de nos jours des couleurs
chaudes comme l’ocre et le rouge Pompéi.