Grèce îles grecques
La Grèce la République hellénique pour les usages officiels (Ελληνική Δημοκρατία / Ellinikí Dhimokratía) est un État d’Europe du sud, situé dans l'extrême sud des Balkans. Sa capitale est Athènes.
La Grèce a une histoire très riche, de la Grèce antique à la Grèce actuelle en passant par l’empire d’Alexandre le Grand, l’Empire romain, la domination ottomane, le Royaume de Grèce, la guerre civile, et la dictature des colonels.
La Grèce est membre de l’OTAN depuis 1952, de l’Union européenne depuis 1981 et de la zone euro depuis 2001.
La Grèce est considérée comme le berceau de la culture européenne. C'est sur son territoire et dans ses cités que dans l'antiquité sont nés la philosophie, la démocratie, le théâtre. On lui doit aussi l'invention des Jeux olympiques.
L’Empire byzantin fut aussi un empire grec, et plus encore ses États successeurs, le Despotat d'Épire, l'Empire de Nicée, l'Empire de Trébizonde, le despotat de Mistra. D'autres États chrétiens des Balkans eurent une importante composante grecque : despotat de Dobrogée au XIVe siècle, principautés de Valachie et de Moldavie à l'époque phanariote au XVIIIe siècle.
C’est en 1830 que le premier État grec indépendant de l'ère moderne vit le jour, suite à une guerre d'indépendance contre l'Empire ottoman.
Géographie
La Grèce est située à l'extrémité sud de la péninsule des Balkans, approximativement entre 35°00′ à 42°00′ de latitude nord et de 19°00′ à 28°30′ de longitude est. Elle est formée de trois entités géographiques distinctes : la Grèce continentale, la presqu'île du Péloponnèse et les îles qui représentent un cinquième de la superficie totale de la Grèce. Les côtes grecques sont bordées à l'ouest par la mer Ionienne et à l'est par la mer Égée où se trouvent la majorité des îles grecques.
La Grèce a des frontières avec l’Albanie, la Macédoine (qu'elle reconnaît uniquement sous le nom de « Ancienne République Yougoslave de Macédoine », ou ARYM, en anglais FYROM), la Bulgarie et la partie européenne de la Turquie.
Climat
La Grèce a un climat typiquement méditerranéen (hivers doux et humides et étés chauds et secs). Cependant, on trouve une variété de sous-climats liés au relief ; les chaînes du Pinde, Taygète, Parnon et Lefka Ori bloquant les influences venues de l'ouest et plus chargées en précipitations
Le versant ouest ionien (Épire, Étolie-Acarnanie, ouest du Péloponnèse et ouest de la Crète) est le plus arrosé, avec une pluviométrie entre 1 000 et 1 400 mm de pluie par an. Le nord-est du pays (Thrace, Chalcidique, est de l'Eubée parfois jusqu'à Tinos et Andros) reçoit des dépressions lui assurant une pluviométrie de 800 à 1 400 mm de pluie par an, en fonction de l'altitude. La région la plus sèche va donc de l'Attique aux Cyclades (400 à 600 mm de pluie par an)
Les
hivers sont plus froids sur le nord du pays : isotherme de janvier à 3° sur les Rhodopes, 4° sur l'ensemble des plaines du nord, 7° en Thessalie, 10° pour la Grèce centrale et la région d'Athènes et isotherme de janvier à 13° pour la Crète et les Cyclades. Cette situation est liée à l'influence des Balkans au nord et de l'Afrique au sud. Le relief joue à nouveau un rôle pour les différences de température l'été. Le nord-est reste le plus frais (isotherme de juillet à 24° pour la Thrace) mais aussi le nord-ouest (isotherme à 25° pour l'Épire et toute la côte ionienne). La Thessalie (et jusqu'à Thessalonique au nord), la Grèce centrale, l'Attique et tout le Péloponnèse sont dans l'isotherme à 27°, avec une bulle à 28° pour la Laconie. Les vents du nord rafraîchissent les températures pour l'Égée
Régions
La Grèce est structurée administrativement en 13 périphéries et en 51 nomes. Une périphérie (περιφέρεια) est l'équivalent d'une région, et un nome (νομός) équivaut à un département.
Grèce continentale
L'Attique est la région d'Athènes
L'Épire
La Grèce-Occidentale
La Grèce-Centrale
La Macédoine-Occidentale
La Macédoine-Centrale
La Macédoine-Orientale et Thrace
Le Péloponnèse
La Thessalie
Îles
Les Îles Ioniennes
L'Égée-Septentrionale
L'Égée-Méridionale: Cyclades et Dodécanèse
La Crète
Villes
Athènes
Ioannina
Thessalonique
Volos
Autres destinations
Îles
Îles Ioniennes: Corfou, Zakynthos
Cyclades: Santorin, Mykonos, Paros, Naxos, Milos, Amorgos...
Dodécanèse: Rhodes, Simi, Patmos
Sporades: Skiathos, Skyros
Nord de l’Égée: Chios, Lesbos, Samos
Sites
Delphes
Météores
Epidaure
Olympie
Mont Athos
Parcs nationaux
Pinde
Vikos-Aoos
Mont Olympe
Mont Parnasse
Acheter
La Grèce offre la possibilité de ramener des souvenirs pour tous les goûts. Un peu partout dans le pays, le visiteur pourra trouver des reproductions, plus ou moins fidèles, de vases ou sculptures antiques. Certaines d'entre-elles portent un label, prouvant qu'elles sont la reproduction d'une oeuvre existante, mais ce sont en général les plus chères. On peut également ramener quelques produits alimentaires comme l'huile d'olive, plus douce que les productions italiennes ou espagnoles, les olives, le miel, les pistaches (celles de l'île d'Egine sont les meilleures), l'ouzo ("pastis" local) ou encore la feta, à condition de pouvoir la faire voyager au frais et pas trop longtemps.
Soyez extrêmement prudents lorsque vous achetez des bijoux en argent: le poinçon "925" doit obligatoirement figurer sur le bijou, mais dernièrement des marchands malhonnêtes appliquent le poinçon sur l'attache. L'attache est bien en argent, mais le bijou est souvent en argent plaqué.
Manger
Salade grecque: tomate, poivron, concombre, oignon, quelques olives noires, et un gros pavé de feta.
Mezedes (Μεζές):
Petites portions que l'on mange en entrée, en en-cas, à l'apéro. Il est courant de les partager à plusieurs.
Olives (Ελιές)
Tzatziki (Τζατζίκι): Yaourt crémeux au concombre, à l'ail et à la menthe.
Feuilles de vîgne farcies au riz, raisins secs et pîgnes, parfois à la viande.
Salade de Tarama (Ταραμοσαλάτα): Mousse d'oeufs de carpe, assaisonnée d'oignon, d'ail, et d'huile d'olive.
Poulpe (Χταπόδι) grillé ou bouilli.
Plats
Poissons (Ψάρια), frais ou congelés. On pourra vous inviter en cuisine pour les voir avant la préparation.
Cabillaud séché (βακαλάος με σκορδαλιά): servi avec une purée de pommes de terre à l'ail.
en cas: chaussons fourrés: au fromage: "tiropitas", aux épinards: "spanakopitas", à la viande "kreatopitas".
soupa avgholemono (soupe aux oeufs et citron), psarosoupa: soupe de poisson, kotosoupa (bouillon de poule)
arni yiouvetsi (ragoût de mouton cuit au four)
bamia ou bamies : okras, le plus souvent en sauce tomate
kefthedes ou kefthedakia(=+ petites) boulettes de viande grillées ou rissolées
kotopoulo lemonato: poulet au citron
moussaka (aubergines) tout le monde connaît, en principe.
pasticcio: gratin de macaroni sauce tomate et béchamel
domates,kolokithakia, melitzanes, piperies..yemistes: tomates (Τομάτα), courgettes, aubergines, poivrons..farcis
soutzoukakia: boulettes de viande en sauce tomate
souvlakia : brochettes (souvent de porc, parfois de mouton)

Fromages
Feta (Φἐτα), fromage caillé, au lait de chèvre ou de brebis
Graviera, friable, à manger tel quel ou en gratins
Manouri (Μανούρι), doux et frais, chèvre ou brebis
Kefalotiri (Κεφαλοτύρι), salé, très dur, au lait de chèvre ou de brebis. Tel quel, frit ou dans un plat cuit.
Desserts (Ils sont en général assez sucrés, le miel (fleurs, thym, pin) est un spécialité grecque.)
Baklava (Μπακλαβάς): pâte fillo farcie aux noix, amandes et parfumées d'épices (canelle, girofle), sauce au miel.
Kadaïfi: pâte "cheveux d'ange" farcies de noix, d'amandes, sauce au miel.
Halva: pâte d'amandes.
Yaourt grec (γιαούρτι)(épais), éventuellement agrémenté de miel (Μέλι) et de noix (Καρύδι).
Fruits (Φρούτα), selon la saison
Orange (Πορτοκάλι), Citrons (Λεμόνι)
Pommes (Μήλο), Poires (Αχλάδι)
Pastèques (Καρπούζι), Melons (Πεπόνι)
Figues (Σύκια), Raisins (Σταφύλι)
NB. en Grèce, on peut entrer dans un restaurant et ne manger qu'une salade et boire une limonade par exemple, personne ne vous en tiendra rigueur. Répérer les endroits où les grecs mangent, c'est meilleur et c'est moins cher.
L'abréviation "Κατ." figurant sur les menus signifie que le produit est surgelé. Cette abréviation est obligatoire.
Boire
L'eau du robinet n'est pas très bonne mais elle est en général potable, à l'exception de certains endroits, comme sur l'île de Santorin et celle de Chios
L'Ouzo est l'anisette locale.
Le café grec: Dans un petit récipient(briki), on fait bouillir le café moulu très fin avec de l'eau, ensuite on le verse dans la tasse, laisser le marc tomber au fond avant de boire. On peut le commander de diverses façons: "sketos" (fort et non sucré), "métrios" (doux et peu sucré), "glykos" (sucré).
Le café frappé. Avec ou sans lait. Avec ou sans sucre.
La bière locale la plus répandue est la Mythos. On trouve aussi, mais beaucoup plus rarement, de l'Alpha, ainsi que des Heineken et Amstel produites en Grèce.
Quelques bons vins rouges, blancs et rosés. La retsina vin blanc à la résine de pin.
Les pousse-cafés locaux: tsipouro, souma... (selon les endroits).
Le "metaxa" est le "cognac" grec.
Le Kitron est une liqueur des Cyclades.
Arriver
Passeports, visas
La Grèce est signataire des accords de Schengen. Les ressortissants de l'Union européenne, et des pays affiliés (Andorre, Monaco) ainsi que ceux de la Suisse, la Norvège, et l'Islande, peuvent entrer en Grèce avec une carte nationale d'identité en cours de validité. Un passeport et en général un visa sont nécessaires pour les autres. Pour un certain nombre de pays, dont le Canada, un séjour limité à 90 jours est possible sans visa.
En avion
Plusieurs aéroports desservent la Grèce depuis la plupart des aéroports européens. Il faut noter que certains petits aéroports sont essentiellement reliés par vols spéciaux. La plupart d'entre-eux assurent des liaisons quotidiennes avec Athènes (en saison).
Les principaux aéroports:
Sur le continent
Athènes (Athens Internaltional Airport
N.B. en raison de travaux, la ligne de métro aéroport-centre ville sera interrompue pendant environ 6 mois à partir de février 2009.
Thessalonique
Kalamata
Dans les îles
La Cannée et Héraklion en Crète
Corfou et Zakynthos en Mer Ionienne.
Santorin et Mykonos dans les Cyclades.
Rhodes dans le Dodécanèse.
En voiture
La Grèce a des frontières avec la Turquie et la Bulgarie, ainsi qu'avec l'Albanie et la Macédoine, le passage par ces deux dernières n'étant pas recommandé. Les voyageurs en provenance d'Europe de l'Ouest ont tout intérêt, sauf s'ils sont intéressés par les pays des Balkans, à emprunter un ferry. Le trajet sera plus rapide, plus reposant et moins cher.
En bateau
La Grèce est accessible en bateau depuis l'Italie, en partant des ports de Venise, Ancone, Bari ou Brindisi, et en arrivant aux ports grecs de Corfou, Patras, Igoumenitsa, ou même directement au Pirée, le port d'Athènes. On peut aussi arriver en bateau depuis Dubrovnik, en Croatie.
Si les piétons peuvent obtenir des places au dernier moment, il est conseillé aux voyageurs en voiture de réserver. Le site internet http://greekferries.gr/ propose les bateaux de plusieurs compagnies, mais il semble que celles-ci en gardent une partie qu'elles vendent directement, car il se peut que greekferries indique qu'un bateau est complet et que des places soient encore disponibles sur le site d'une compagnie. Attention, le trajet depuis Venise ou Ancone peut prendre pas loin de 24h. De plus il faut arriver au port deux à trois heures avant le départ pour embarquer.
En train
Les trains internationaux arrivent à Thessalonique depuis, entre autres, Sofia, Bucarest, Budapest, et Istanbul.
En avion
La compagnie nationale Olympic Airways et quelques compagnies privées (dont Aegean Airlines plusieurs fois récompenseé par l'ERA et exploitant des A320 tout neufs) proposent des vols pour Athènes, Thessalonique, la Crète, Santorin, Rhodes et Chypre. Notez bien que les avions qui partent pour Constantinople atterrissent tous à Istanbul.
En bateau
Pour qui aime les îles et ne déteste pas passer des vacances "itinérantes", le bateau est un moyen de transport particulièrement agréable. Depuis Le Pirée, port d'Athènes, il est possible de gagner de nombreuses îles. Et il est très facile ensuite de se déplacer entre les îles elles-mêmes: les départs sont quotidiens pendant la saison touristique. Des bateaux vers les îles Ioniennes, dont Corfu, partent du port d'Igoumenitsa.
Les voyageurs sans véhicule peuvent arriver au port et partir dans la demi-heure ou l'heure qui suit l'achat des billets. Les plus prévoyants, ou ceux qui ont une voiture à faire embarquer, réserveront leurs places sur internet et viendront retirer leurs billets au port quelques heures avant le départ.
En train
Il existe quelques lignes, gérée par la compagnie nationale OSE. Les principales villes desservies par le train sont Athènes, Patras, Sparte, Thessalonique et Larissa. Hélas, hormis la ligne Athènes-Thessalonique il est souvent plus rapide de prendre le bus inter-urbain.
En autocar
Les trains desservant très peu de villes, c'est le principal mode de transport public inter-urbain de la Grèce continentale. Une compagnie privée dessert pratiquement toute les villes et nombres de villages : Ktel.
Quelques conseils :
Hors des grandes villes, les stations de bus sont souvent placées à l'intérieur d'une taverne. N'hésitez pas à vous informer auprès des habitants où elle est.
A l'embarquement écoutez bien le lieu de votre destination crié lors du rangement des valises, pour ranger vos bagages en soute au bon moment.
Pensez à prendre un bouteille d'eau fraîche quelques rares bus sont encore sans climatisation.
Si vous comptez descendre entre deux villes pour aller dans un village, n'hésitez pas à le demander au chauffeur. De fait, il existe nombre d'arrêts informels hors des stations.
Pour les longs trajets, il n'est pas rare que le bus s'arrête un quart d'heure vers midi près d'une taverne pour que vous puissiez vous sustenter et vous soulager.
En voiture
Le parc automobile semble s'être développé plus vite que le réseau routier. Et si le nord-ouest de la Grèce se désenclave grâce à la construction d'une autoroute, ce sont souvent des nationales dotées d'un accotement très large qui font office d'autoroute. Ainsi, il est d'usage de se déporter sur l'accotement ou la Bande d'Arrêt d'Urgence lorsqu'une voiture se présente derrière, afin de la laisser doubler.
Les limitations de vitesse et les lignes blanches sont mal respectées. Attention au stationnement, la police est susceptible de retirer la plaque d'immatriculation des voitures en infraction pour s'assurer que l'amende sera acquittée.
Athènes
Athènes est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux pendant l'Antiquité.
Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Ægialée à l'Ouest, le mont Parnès au nord, le mont Lycabette au nord-est (faisant partie de chaîne Pentélique), le mont Hymette à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la ville s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).
Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début du XXe siècle, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la ville .

Monuments et musées ( Athènes )
le Parthénon sur l'Acropole et son musée
l’Agora d'Athènes (centre névralgique de la cité antique) et son musée
l’Agora romaine et la Tour des Vents (une horloge hydraulique construite au Ier siècle av. J.-C.
le Théséion
le théâtre de Dionysos
le Stade panathénaïque refait par Hadrien et Hérode Atticus et rénové en 1896 ;
le Musée national archéologique d'Athènes qui abrite l'une des plus grandes collections d'art de la Grèce antique
le Musée byzantin et chrétien d'Athènes créé pour les collections de la Société archéologique chrétienne
la Pinacothèque nationale d'Athènes
le Musée Bénaki
le Musée d'art cycladique
le Musée national d'art contemporain d'Athènes
l’Olympiéion, ou temple de Zeus olympien ;
la nécropole antique du Céramique et son musée.
Transports ( Athènes )
Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV).
Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Trois lignes de tramway (3, 4 et 5), fonctionnant 24h/24, ont été mises en service pour les Jeux olympiques de 2004 : deux d'entre elles relient le centre d'Athènes (départ près de Syntagma). La ligne 3 assure la desserte entre Voulas (sud-est de la ville) et le Pirée (terminus S.E.F) tandis que la ligne 4 relie le Pirée à la place Syntagma. Quant à la ligne 5, elle relie Voulas à la place Syntagma.
Un train rapide du réseau Proastiakós relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l’aéroport
international Elefthérios-Vénizélos. Ce dernier, construit par une entreprise allemande, a remplacé en 2001 l'ancien Elliniko (Hellinikon International Airport, code AITA : ATH
À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction.
Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 est donc ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.
Myconos
Myconos ou Mykonos est une île du nord des Cyclades grecques dans la mer Égée méridionale. Elle se situe entre Tinos, Syros, Paros et Naxos. En 2002, elle comptait 6 200 habitants, pour une superficie de 86 km² et accueillait au moins 400 000 touristes par an. Les villes les plus importantes sont Hora et Ano Mera. Son activité est principalement touristique.
Le premier peuplement attesté de l’île remonte au Néolithique : il s’agit de tribus originaires de Carie. Au début du XIe siècle av. J.-C., des Ioniens s’y installent. Pendant les guerres médiques, Myconos accueille le général perse Datis, de retour de Marathon. Selon Eschyle (Les Perses), l’île est aux mains des Perses en 885 av. J.-C. Par la suite, Myconos fait partie de la ligue de Délos, au sein de laquelle elle paie un tribut d’un talent et demi, par la suite réduit à un talent. En raison de sa proximité avec Délos, l’île sert de base de ravitaillement à cette dernière. Le temple d’Apollon à Délos possède ainsi des terres au sud-ouest de Myconos.
SANTORIN
Santorin, en grec Σαντορίνη / Santoríni, aussi appelée Théra ou Thíra, Θήρα / Thíra, est une île de Grèce située en mer Égée. Elle est l'île la plus grande et la plus peuplée d'un petit archipel volcanique comprenant quatre autres îles, auquel on donne parfois son nom (voir archipel de Santorin.
L'île, ainsi que celles de Thirassía et Aspronissi, est un vestige d'une ancienne île partiellement détruite vers 1600 av. J.-C. au cours de l'éruption minoenne .
Santorin constitue l'un des principaux lieux touristiques de la Grèce, avec ses villages blancs à coupoles bleues perchés au sommet des falaises, ses panoramas sur les autres îles et la caldeira et ses sites archéologiques, notamment ceux de la ville antique de Théra et d'Akrotiri où furent retrouvées des ruines minoennes.
Santorin est située dans le sud de la mer Égée, à 75 kilomètres au sud-est de la Grèce continentale, dans l'est de l'archipel de Santorin.
Santorin a la forme d'un croissant ouvert vers l'est et au profil dissymétrique : son littoral occidental est constitué de falaises et l'altitude décroit progressivement vers la côte orientale qui est généralement basse.

Milieu naturel Santorin
L'eau douce est précieuse sur cette île quasi-désertique qui n'a que très peu de réserves et aucune source naturelle. Jusqu'au XIXe siècle, les habitants récupéraient dans des citernes l'eau de pluie tombée sur les toits. Aujourd'hui, une usine de désalinisation d'eau de mer produit l'essentiel de l'eau courante dans les maisons bien que celle-ci soit non potable. De nombreuses piscines ont cependant été construites suite au développement touristique
RHODES
Rhodes est une île grecque, la plus grande île du Dodécanèse. Elle est située au sud-est de la mer Égée, à 17,7 km de la Turquie, entre la Grèce et l'île de Chypre. La population en 2004 est estimée à 100 000 habitants.
Rhodes est aussi le nom de la ville principale de l'île. Jumelée avec la ville de Perth, en Australie, elle est peuplée de 50 000 à 60 000 habitants.
Le colosse de Rhodes, l'une des sept merveilles du monde, était une statue gigantesque, traditionnellement située à l'entrée du port de la ville de Rhodes.
L'île de Rhodes a la forme d'un fer de lance de 79,7 kilomètres de long pour 38 kilomètres de large. D'une superficie d'environ 1 400 km², l'île compte approximativement 220 kilomètres de côtes. Rhodes culmine à 1 216 mètres au mont Attavyros. Tandis que les rivages sont rocheux, l'intérieur est constitué de bandes de terres arables où sont cultivés agrumes, vignes, légumes et olives, entre autres.
La ville de Rhodes est située à l'extrémité nord de l'île, c'est à dire à l'emplacement des ports commerciaux antiques et modernes. L'aéroport principal[1] est situé 14 kilomètres au sud-ouest de la ville, à Diagoras. Le réseau routier de l'île rayonne depuis la ville.
En dehors de la ville de Rhodes, l'île est parsemée de petits villages et stations balnéaires, dont Faliraki, Lindos, Kremasti, Haraki, Pefkos, Archangelos, Afantou, Koskinou, Embona (Attavyros), Paradisi et Trianta (Ialysos). Le tourisme est la première source de revenus de l'île.
Antiquité Rhodes
Les Doriens envahirent l'île dès les temps les plus anciens. L'île connaît une période de prospérité et de puissance dès la période dite "archaïque". Les trois principales cités de Rhodes à cette époque sont : Lindos sur la côte méditerranéenne de l'île, Camiros ou Kamiros et Ialissos sur la mer Egée. Kamiros est la première à frapper sa monnaie.
En 408 av. J.-C., ces trois cités s'unissent pour former la cité de Rhodes.
En 322 av. J.-C, Rhodes fut intégrée à l'empire d'Alexandre le Grand. Après la mort de celui-ci, Rhodes entretint des relations commerciales étroites avec le royaume des Ptolémées installé en Égypte. Sa prospérité économique est très importante : ses vins sont exportés jusque dans les cités grecques de mer Noire, comme le montrent de nombreux timbres amphoriques.
Après un premier tremblement de terre en 226 av. J.-C. la cité fut détruite. Cela ne les empêcha pas en 220 av. J.-C. de faire la guerre à Byzance qui voulait établir un péage sur le passage des navires vers la mer Noire. Puis en 142 av. J.-C. sous la domination romaine, un second tremblement de terre mit à mal le reste de la cité. La cité de Camiros fut détruite puis abandonnée. Elle sera redécouverte au XIXe siècle et étudiée par des archéologues danois.
En 164 av. J.-C., Rhodes signa un traité avec Rome. Elle fut dévastée en 42 av. J.-C. par les troupes de Cassius, car la ville avait soutenu César. Rattachée à la province romaine d'Asie (Asie Mineure), l'île passe à l'Empire romain d'Orient lors du partage de l'Empire.
C'est dans cette île que Cicéron viendra rencontrer Molon, pour devenir sénateur romain.
Crète
La Crète (en grec : Κρήτη, ancien Krḗtē, moderne Kríti) est une île méditerranéenne. Rattachée à la Grèce en 1913, elle en est l'une des treize périphéries (région administrative).
La Crète est le berceau de la civilisation minoenne, dont Cnossos est le cœur et le site archéologique le plus important.
La Crète possède une forme étirée : elle s'étend sur 260 km d'est en ouest et sur 60 km du nord au sud. D'une superficie de 8 400 km², et d'une périphérie d'environ 1 000 km, elle est la cinquième île de Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, Chypre et la Corse.
Tout comme la Corse, elle est montagneuse ; trois massifs montagneux dominent l'île : les Lefka Ori (2 453 m) ou Montagnes Blanches à l'ouest, le massif du Mont Psiloritis (2 456 m) ou mont Ida au centre (le point culminant de l'île) et le massif du Mont Dikti (2 148 m) à l'est. A l'ouest de l'île se trouvent des gorges très impressionnantes, les gorges de Samaria.
La Crète marque l'un des extrema géographiques de l'Europe : le
cap Tripiti sur l'île de Gavdos est le point le plus au sud de l'Europe géographique
La Crète compte officiellement environ 35 000 000 oliviers. Riche d'un écosystème très diversifié, elle abrite plusieurs espèces d'animaux qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ainsi qu'une flore très variée. L'île est bercée par un climat méditerranéen : l'été est chaud et sec, alors que l'hiver est plutôt doux.
La Crète souffre en revanche de problèmes d'environnement. Il y a quelques années encore, une immense décharge à ciel ouvert située près de La Canée posait d'importants problèmes écologiques. L'État grec a donc décidé de la fermer, mais il existe encore beaucoup de décharges sauvages un peu partout sur l'île. Les plages sont, elles aussi, envahies de déchets en tout genre (bien que certaines d'entre elles soient régulièrement nettoyées, comme Elafonissi). Les rivages crétois sont malheureusement victimes également de dégazages.

Principales villes Crète
Agios Nikolaos (Άγιος Νικόλαος)
La Canée (souvent transcrit en Chania ou Hania) (Χανιά) (ancienne capitale de la Crète de 1898 à 1971)
Héraklion (Ηράκλειο) (Capitale de la Crète depuis 1971)
Ierapetra (Ιεράπετρα)
Kofina
Réthymnon (Ρέθυμνο)
Hora Sfakion
Spili (Σπήλι)
Moires (Μοίρες)
Tympaki (Τυμπάκι)
Sitía (Σητεία)
Chersonnissos
Matala
Malia
Paleochora
Paleokastro
Mochlos
Delphes
Delphes est le site d'un important « sanctuaire panhellénique » dans la Grèce antique. Il est dédié au dieu Apollon Pythien et caractérisé par la présence d'un oracle. Delphes se trouve en Phocide.
Les sanctuaires panhelléniques étaient des complexes architecturaux extérieurs aux cités : ils constituaient les seuls lieux où tous les anciens Grecs prenaient part à des célébrations à caractère religieux « communes ».
Le nom de Delphes dans la poésie homérique, Apollon aurait pris la forme de cet animal pour attirer les marins crétois chargés d'instaurer son culte sur le site.
Les traces les plus anciennes d'une occupation humaine dans la région de Delphes remontent au néolithique.
Apollon lui-même aurait fondé le sanctuaire de Delphes après avoir construit le temple de Délos. Le sanctuaire était alors gardé par un serpent nommé « Python », fils de Gaïa (la Terre) et gardien d'un oracle consacré à Thémis. Apollon, désireux d'établir un oracle pour guider les hommes, tua Python avec son arc et s'appropria l'oracle. (cf. Hymnes homériques Pour faire venir ses prêtres, il détourna un bateau crétois (cf. section supérieure).
Pausanias mentionne que six temples dédiés au dieu Apollon se succédèrent au cours du temps : le premier d'entre eux put être une hutte de laurier. L'archéologie en ignore tout, comme des deux suivants construits par des abeilles du Parnasse avec de la cire et des plumes d'oiseau, pour le second et par Héphaïstos, en bronze pour le troisième.
Le quatrième temple, dont la structure était en stuc, fut construit par Trophonios et Agamède et détruit lors d'un incendie en 538 av. J.-C.
Les cinquième et sixième temples, de plan similaire, sont les mieux connus : du premier d'entre eux subsistent des fragments de la sculpture trouvés dans une fosse et de nombreux blocs d'architecture réemployés dans les soubassements du sixième temple.
Le site du sanctuaire de Delphes comprend nombre d'autres
monuments, qui ont fait considérablement évoluer son aspect entre la période archaïque et l'époque hellénistique : la plupart d'entre eux avaient un caractère votif ou commémoratif. En revanche l'époque romaine se caractérise par un certain abandon, et même un pillage organisé comme sous l'empereur Néron. Comme l’occupation du site fut extrêmement longue, les nombreux monuments révélés par les fouilles ne furent pas toujours présents en même temps. Sur la plupart des représentations modernes, c'est l'aspect le plus récent qui est figuré.
L'évolution de l'occupation du site dépend étroitement de la topographie qui dicta l'aménagement du sanctuaire en trois étages (théâtre, temple, autres monuments), mais aussi des cataclysmes (incendies, tremblement de terre, etc.) et des événements politiques qui modelèrent l'espace delphique au gré des offrandes et des (re)constructions.
La répartition des édifices sur le site est hétérogène : certaines zones sont densément construites, d'autres laissées presque vides ; et encore, la taille même de ces édifices varie considérablement avec une prédominance des monuments de taille modeste, en raison de leur coût moins élevé et de problèmes d'espace.
Un calendrier quasi-liturgique déterminait, à travers un certain nombre de célébrations communes (les « Panégyries »), l'occupation de l'espace : rites, concours musicaux et théâtraux peuvent expliquer, aussi, dans une certaine mesure l'implantation des monuments.
OLYMPIA
Olympie est un centre religieux de la Grèce, dans le Péloponnèse, plus précisément dans une petite plaine de l’Élide, sur la rive droite de l’Alphée et au pied du Mont Cronion, à proximité de la petite cité moderne d'Olympie, à environ 18 km de la ville de Pyrgos et de la mer Ionienne. À l’emplacement du site était l’Altis, un bois sacré, et l'Autel de Zeus. Le stade lui-même était au milieu d'un bois d'oliviers sauvages.
Le site d'Olympie a accueilli les Jeux olympiques durant l'Antiquité, et aujourd'hui encore la flamme olympique y est allumée quelques mois avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques modernes.
Toutes les découvertes archéologiques sont regroupées au musée archéologique d'Olympie.
Le site semble avoir été occupé de manière continue depuis le début du IIIe millénaire av. J.-C.. Olympie était un sanctuaire, et non une ville, uniquement habité par le personnel des temples et les prêtres du culte. Le sanctuaire était dédié à Zeus, sous l'égide duquel se tenaient des Jeux, tous les quatre ans, à partir de 776 avant J. C.date de la paix entre Lycurgue, roi et législateur de Sparte, et le roi Iphitos, en Élide.
À l'origine, le sanctuaire d'Olympie dépendait de la cité de Pise, la plus importante de la Triphylie une des régions de l'Arcadie. Puis les Arcadiens furent chassés au début du VIe siècle av. J.-C. par les Éléens, qui, selon la légende, venaient de la Grèce centrale. Les Éléens faillirent perdre à leur tour Olympie à la fin du Ve– début du IVe siècle av. J.-C.
au profit des premiers occupants et ils durent finalement remettre la conduite des concours aux Arcadiens en 364 av. J.-C.. Après des luttes sanglantes dans le sanctuaire même, ils reprirent le contrôle du sanctuaire et des concours, qu'ils conservèrent sans discontinuité jusqu'à la dernière célébration des Jeux en 393 ap. J.-C.
En 561 ap. J.-C., un tremblement de terre provoque la ruine définitive du site.

Cérémonie de la flamme olympique
La flamme olympique est une invention moderne et symbolise l'allumage d'un foyer lors de l'ouverture des jeux antiques.
Devant les ruines du temple d'Héra, des actrices jouent le rôle de prêtresse et procédent à l'allumage de la flamme. La chorégraphie et les costumes des figurantes s'inspirent de l'Antiquité.
Le système d'allumage correspond à un procédé déjà connu des anciens : l'utilisation du soleil et d'un récipient concave (un miroir parabolique) : les rayons du soleil, réfléchis au centre du récipient dégagent une chaleur intense qui permet l'obtention d'une flamme.
Temple de Zeus
Le temple colossal de Zeus Olympien, de style dorique (64,2 m de long, 24,6 m de large), fut érigé entre 470 et 456 av. J.-C. Il subit plusieurs catastrophes, notamment un incendie vers 426 av. J.-C. et un tremblement de terre un siècle plus tard, qui le détruisit. L'ensemble du site a été retrouvé enfoui sous une couche d'alluvions de plusieurs mètres d'épaisseur.
Temple d'Héra
Consacré à Héra, l'Héraion, temple périptère, probablement le premier édifice dorique connu du Péloponnèse, date des environs de 600 av. J.-C. Ses colonnes (6 sur les petits côtés, 16 sur les longs côtés) étaient à l'origine toutes en chêne. Elles furent progressivement remplacées par des colonnes de pierre. Pausanias mentionne encore une colonne de bois à son époque. Les chapiteaux étaient donc divers, suivant le style alors en usage au moment du remplacement
Il abritait la table sur laquelle on plaçait les couronnes préparées pour les vainqueurs des jeux.
MORE INFO